Latin (langue), Grec ancien (langue)

Thesaurus utriusque linguae

hoc est philoxeni, aliorumque veterum authorum glossaria latino-graeca et graeco-latina. Isidori glossae latinae. Veteres grammatici latini & graeci, qui de proprietate et differentias vocabulorum utriusque linguae scripserunt, cum ejusdem notis, in quibus innumerae compilatorum et scribarum mendae corriguntur, plurimi etiam veterum authorum loci emendantur atque illustrantur, pleniorem eorum quae hoc opere continentur indicem pagina ab hinc septima repraesentat

Auteur(s) : VULCANIUS Bonaventure DE SMET

 à Leyde, réalisé par Johannes PATIUS (Lugduni batavorum,exudebat Ioannes Patius)
 1600
  0
 1 vol., pagination multiple
 In-quarto
 veau, dos à cinq nerfs
 grande lettrine ornée, culs-de-lampe


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Fils d’un humaniste de Bruges proche d’ÉRASME, Bonaventure DE SMET étudie les langues anciennes à l’université de Louvain. Il adopte un nom de plume, VULCANIUS, qui lui restera associé pour la postérité. Ce pseudonyme est issu d’un jeu de mots ; en effet son patronyme de naissance signifiant “le forgeron”, DE SMET adopte le nom du dieu Vulcain, forgeron de son état. Alors qu’il hésite entre la médecine et le droit, il est engagé comme secrétaire particulier et traducteur par Francisco de BOBADILLA y MENDOZA, cardinal et évêque de Burgos, qu’il rejoint en Espagne vers 1559. À la mort de son protecteur, il passe au service du frère de celui-ci, Ferdinand de MENDOZA, archidiacre de Tolède. Puis, à la disparition de ce dernier en 1570, VULCANIUS revient brièvement à Bruges, avant de s’établir successivement à Cologne, Bâle et Genève. Au cours de ses pérégrinations, il fait la connaissance d’Ambrosius FROBENIUS, célèbre éditeur bâlois, et d’Henri ESTIENNE, pour lequel il réalise une traduction.

Après un passage à Anvers, il devient en 1581 professeur de latin et de grec à l’université de Leyde, poste qu’il va occuper pendant trente-deux ans, jusqu’à sa mort. Outre de nombreuses traductions, il édite en 1597 un ouvrage, resté anonyme, consacré aux langues germaniques, le De literis et lingua getarum, sive gothorum item de notis lombardicis. S’inspirant en partie du Thesaurus graecae linguae d’Henri ESTIENNE, il rédige un dictionnaire bilingue latin-grec et grec-latin qui est publié en 1600 à Leyde sous le titre de Thesaurus utriusque linguae (littéralement : Trésor des deux langues).

Plus qu’un dictionnaire proprement dit, l’ouvrage constitue le recueil de plusieurs lexiques et glossaires placés les uns à la suite des autres, ce qui le rend difficile à utiliser pour le néophyte. Il débute par deux listes, la première se rapportant à Henri ESTIENNE, la seconde à l’abbaye de Fleury, et se poursuit par des mots latins traduits en grec ancien, mais sans définitions. Viennent ensuite une liste de mots grecs traduits en latin, composée d’après les écrits de CYRILLE d’Alexandrie dont VULCANIUS a traduit les commentaires, puis une curieuse liste de mots arabes latinisés, et enfin des tournures grammaticales latines archaïques.

Ces parties un peu disparates composent un premier livre que VULCANIUS fait suivre d’une sélection de mots extraits d’un Onomasticon vocum latino-graecarum, glossaire édité à Strasbourg en 1536 et utilisé plus tard par CALEPINO. L’ouvrage se prolonge sur une soixantaine de pages par un autre lexique latin-grec et s’achève par une série de notes et commentaires, ainsi que par d’indispensables index.

Très estimé à sa sortie, le livre se verra pourtant supplanté pour sa partie latine par les ouvrages d’érudits comme Charles LABBÉ et Charles DU CANGE.



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