Latin (langue)

Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis-1733

Auteur(s) : DU CANGE Charles du FRESNE, DANTINE Maur, CARPENTIER Pierre

 à Paris, chez Charles OSMONT, à l'olivier, rue saint Jacques (Parisiis, sub Oliva Caroli OSMONT, via san jacobaea)
 nouvelle édition enrichie et augmentée, par le travail et le zèle de moines de l'ordre bénédictins et de la congrégation de Saint-Maur (ed. nova locupletior et auctior, opera et studio monachorum ordinis S. Benedicti e congregatione S. Mauri )
  1733-1736
 6 vol : tome 1. A-B (XII-CX-1393), tome 2. C-D (1705), tome 3. E-K (1679), tome 4. L-O (1420), tome 5. P-S (1562), tome 6. (1814). Numérotation par colonne, deux par page
 In-folio
 cuir brun, dos à six nerfs, caissons ornés de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tomaison en maroquin vert
 frontispice représentant le pillage et l'incendie d'une bibliothèque par des soldats par LE CLERC, portrait de DU CANGE par GIFFARD, bandeau de titre (lettre A) historié par BONNART représentant une bibliothèque, 10 planches de médailles (tome 4), bandeaux décoratifs, culs-de-lampe, lettrines


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Charles du FRESNE, sieur du CANGE, homme de loi, notaire, puis trésorier de France à partir de 1645, consacre son temps libre à ses passions : l’histoire, la linguistique et la philologie. Selon les sources, son nom est orthographié DU CANGE et c’est sous cette appellation qu’il est connu nos jours. Installé à Paris à partir de 1669, il a tout loisir de pouvoir consulter les innombrables manuscrits, archives et diplômes conservés dans la capitale.

Son “Glossarium ad scriptores” rencontre, dès sa parution en 1678, un succès éditorial, unanimement en étant reconnu comme une œuvre majeure par le monde scientifique et savant. Cette version est présente sur Dicopathe. Elle sera rééditée à plusieurs reprises en France et en Europe. Beaucoup d’érudits estiment cependant que DU CANGE, décédé en 1688, n’a pas eu le temps de compléter et d’achever son travail.

C’est ainsi que plusieurs moines bénédictins de Saint-Germain-des-Prés, entreprennent de parachever le projet de DU CANGE. Le premier d’entre eux, Claude GUESNIE, commence à rassembler de la documentation, puis son travail est repris par Nicolas TOUSTAINT, assisté de Louis Le PELLETIER. Ces moines parcourent le nord de la France pour compulser des manuscrits et consulter la documentation conservée dans les abbayes de l’ordre. Alors que les articles des trois premières lettres de l’alphabet sont achevés, un prospectus est imprimé annonçant une publication en1723 qui ne verra pas le jour.

Maur DANTINE, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur se voit ensuite confier la responsabilité de poursuivre l’oeuvre entreprise. Ce dernier est connu pour avoir participé à la rédaction du fameux ouvrage l’Art de vérifier les dates. Il s’associe à dom Pierre CARPENTIER  avec lequel il se partage la tâche et, grâce à un travail d’équipe efficace et au legs de leurs prédécesseurs, la rédaction avance assez vite. Les quatre premiers volumes sortent dès 1733 et le cinquième l’année suivante.

Une nouvelle péripétie vient momentanément perturber la publication. Sympathisant du jansénisme, DANTINE fait partie de ce qu’on nomme les Appellants ce qui lui vaut d’être relégué dans un établissement de Pontoise. C’est CARPENTIER qui reprend donc le travail de rédaction et réussit seul à boucler le sixième volume qui paraît en 1736.

Dès sa parution, l’édition 1733-1736, ici présentée, rencontre un grand succès et engendre des contrefaçons. Cette version considérablement augmentée, respecte le travail du DU CANGE intégralement retranscrit dans sa partie dictionnaire. Les corrections sont ajoutées à la suite du texte d’origine, les correctifs et les ajouts étant signalés par des symboles (¶ pour les nouveaux articles).

Arguant de raisons personnelles et d’une infirmité, CARPENTIER quitte la congrégation. Jugeant que son rôle dans la rédaction du Glossarium a été minimisé, c’est en son nom seul qu’il travaille à l’élaboration d’un supplément. Grâce à des appuis haut placés, il peut consulter des fonds d’archives difficiles d’accès, comme le Trésor royal des chartres et les manuscrits de la Bibliothèque du roi. Les quatre volumes parus en 1766, porteront désormais la version complète du dictionnaire à dix tomes.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire