Monnaie, Numismatique

Encyclopédie monétaire

ou Traité des monnaies d'or et d'argent en circulation chez les divers peuples du monde. Avec un examen complet du titre, du poids, de l'origine et de la valeur intrinsèque des pièces, et leur reproduction par des empreintes

Auteur(s) : BONNEVILLE Alphonse

 

BONNEVILLE Pierre-Frédérique (auteur de l'idée originale)

 Paris, chez l'auteur, rue Rambuteau, n°22
 édition originale
  1849
 1 vol (XV-220 p.)
 In-folio
 demi-basane noire, dos lisse, filets et titre dorés
 page de faux-titre illustrée signée A. CORDIER, 197 planches représentant des reproductions de pièces de monnaie


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Pierre-Frédérique BONNEVILLE porte le titre d’“essayeur du commerce”, c’est-à-dire d’officier de la Monnaie chargé de vérifier le poids et d’établir le titre des métaux précieux utilisés pour fabriquer des pièces et des lingots. Sa profession lui permet de voir passer entre ses mains une variété considérable de monnaies étrangères, Fort de son expérience, il publie en 1806 un ouvrage qui deviendra rapidement la référence sur le sujet : le Traité des monnaies d’or et d’argent qui circulent chez les différents peuples.

Par rapport à d’autres livres traitant du même thème, comme celui d’Hugues DARIER, cet ouvrage offre l’avantage de montrer tout à la fois les monnaies d’or et d’argent frappées dans le monde entier depuis un siècle et demi, des tableaux synthétiques présentant leurs valeurs extrinsèque et intrinsèque, et surtout de très nombreuses planches de gravures reproduisant les pièces en question. Autre avantage, BONNEVILLE convertit toutes les données dans le nouveau système de poids et mesures en usage depuis la Révolution.

Plus de quarante ans plus tard, en 1849, son neveu Alphonse, également essayeur particulier de la Banque de France, associé à un certain P.-A. BONNEVILLE fils, dont le lien de parenté nous est inconnu, entreprend de remanier l’ouvrage en profondeur. Il actualise les analyses, compare ses résultats avec ceux présentés par son oncle et intègre les nouvelles monnaies émises depuis 1806. Il complète également l’ouvrage par des monnaies de compte et par les systèmes des poids et mesures de certaines contrées comparés aux systèmes français et anglais. Les planches de la version précédente sont complètement refaites, et chaque pièce voit désormais figurer, dans son cadre, son nom, son poids, son titre et sa valeur intrinsèque.

Grâce à cette nouvelle mise en page, l’Encyclopédie monétaire, ici présentée, devient accessible au plus grand nombre. Elle s’adresse plus spécifiquement aux banques et aux maisons de change qui ont besoin de disposer au quotidien d’un outil complet et pratique, capable de leur éviter un fastidieux travail de recherche et de de vérification.

Les monnaies ne sont pas présentées par ordre alphabétique mais par zone géographique, en commençant par l’Europe. La France est le premier pays traité avec de longues explications préliminaires pour décrire les évolutions du système monétaire depuis la fin de l’Ancien Régime. Contrairement à la version de 1806, les planches et les explications se focalisent sur les monnaies d’or et d’argent “récentes” en cours depuis l’Empire, comme le fameux napoléon. Le chapitre sur l’Angleterre est le plus développé en raison de la prééminence de cette nation sur le commerce mondial. Les versions “coloniales” des monnaies métalliques ne sont pas oubliées telles, par exemple, les macutas d’Afrique portugaise ou les roupies et piastres utilisées en Indonésie hollandaise.

Cet ouvrage constitue une mine d’informations pour les numismates, l’auteur ayant eu à cœur d’être exhaustif. On y retrouve tous les innombrables duchés, villes libres et principautés d’Italie, d’Europe centrale et orientale (Schwarzbourg-Rudolstadt, Hesse-Cassel) ainsi que des États disparus récemment (duché de Lucques, Pologne, république de Cracovie) ou à l’existence éphémère (royaume de Westphalie, République cisalpine). À noter que l’Inde britannique est traitée à part dans la section “Empire anglo-indien”. Dans les sections consacrées à la Chine et à l’Indochine, les lingots servant de monnaies sont traités au même titre que les espèces. Idem pour le Koban japonais.

La longue introduction retrace l’origine et l’histoire de l’argent depuis l’Antiquité et donne la définition précise du poids, du titre et de la valeur des monnaies. En début de l’ouvrage, une page de faux-titre illustrée porte la mention “Nouvelle encyclopédie monétaire”. Notre ouvrage est frappé d’un cachet ex-libris du numismate Charles VAN PETEGHEM.



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