histoire naturelle, Sciences naturelles

Dictionnaire universel d’histoire naturelle

résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédies, les anciens dictionnaires scientifiques, les oeuvres complètes de BUFFON, et les traités spéciaux sur les diverses branches des sciences naturelles donnat la description des êtres et des divers phénomènes de la nature. L'étymologie et la définition des noms scientifiques, les principales applications des corps organiques et inorganiques, à l'agriculture, à la médecine, aux arts industriels. ouvrage utile aux médecins, pharmaciens, agriculteurs, industriels, et généralement à tous les hommes désireux de s'initier aux merveilles de la nature

Auteur(s) : ORBIGNY Charles Henry DESSALINES d'

 

Par MM. ARAGO, AUDOIN, BAUDEMENT, BECQUEREL, BIBRON, BLANCHARD, BOITARD, de BREBISSON, Ad. BRONGNIART, C. BROUSSAIS,BRULLE, CHEVROLAT, CORDIER, DECAISNE, DELAFOSSE, DESHAYES, DESMARETS, DESNOYERS, Alcide et Charles d'ORBIGNY, DOYERE, DUCHARTRE, DUJARDIN, DUMAS, DUPONCHEL, DUVERNOY, ELIE de BEAUMONT, FLOURENS, Is. GEOFFROY SAINTE-HILAIRE, GERBE, GERVAIS, HOLLARD, de JUSSIEU, de LA FRESNAYE, LAURILLARD, LEMAIRE, LEVEILLE, LUCAS, MARTIN ST-ANGE, MILNE EDWARDS, MONTAGNE, PELOUZE, PELTIER, C. PREVOST, de QUATREFAGES,RICHARD, RIVIERE, ROULIN,SPACH, VALENCIENNES, etc.

 Paris, chez les éditeurs MM. RENARD, MARTINET et Cie, rue et hôtel MIGNON 2 (quartier de l'école de médecine), et chez LANGLOIS et LECLERCQ, rue de la harpe 81, Victor MASSON, place de l'école de médecine 1 ; mêmes maisons, chez L. MICHELSEN à Leipzig
 réimpression (l'édition originale date de 1841-1849)
  1849
 16 vol
 In-octavo
 demi-chagrin bleu nuit, caissons dorés
 environ 300 planches en couleur gravées sur acier par RICHARD, DECAISNE, TRAVIES, OUDART, MEUNIER, PRETRE, WERNER, DUJARDIN et al.


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Charles Henry d’ORBIGNY, fils du naturaliste Charles-Marie d’ORBIGNY, commence, comme son père, par embrasser une carrière médicale avant de se tourner vers les sciences naturelles avec une prédilection marquée pour la géologie. Dès 1835, il entre comme aide-naturaliste au Museum d’histoire naturelle de Paris et publie des ouvrages et des articles scientifiques. Son expertise et sa valeur sont reconnues par ses pairs mais sa renommée est éclipsée par la brillante carrière de son frère, Alcide d’ORBIGNY, rendu célèbre par son voyage scientifique en Amérique du sud.

A l’époque où est élaboré ce dictionnaire, l’histoire naturelle est en train de se structurer en une véritable science de la nature qui aspire à explorer et expliquer le monde dans son ensemble. La science naturelle se subdivise donc en une série de grands domaines d’études (zoologie, géologie, biologie, astronomie, etc.), eux-mêmes subdivisés en une multitude de spécialités (ornithologie, anatomie,  paléontologie, etc.). Comme le précise d’ORBIGNY, “les progrès des sciences ont contraint de les diviser”, ce qu’il résume ainsi : “Le caractère essentiel de la nature est d’être une, immuable, quoique multiple dans ses manifestations“. Grâce aux travaux de générations de savants et de chercheurs, tels que  BUFFONLINNELAMARCKRAY ou REAUMUR, l’histoire naturelle dispose désormais d’une importante masse de documentations et de descriptions, de principes et de protocoles scientifiques, de nomenclatures et de règles de classifications. Le préambule le déclare sans ambigüité : “Cet ouvrage ne pouvait paraître sous des auspices plus favorables”.

Nous ne disposons d’aucun élément sur la genèse de l’ouvrage, mais il est certain qu’elle émane du milieu scientifique du Museum d’histoire naturelle qui fournira la grande majorité de l’équipe de rédaction dirigée par Charles d’ORBIGNY. On y retrouve une grande partie des plus illustres scientifiques et naturalistes français de l’époque. On peut citer notamment ARAGOIsidore GEOFFROY SAINT-HILAIREBRONGNIARTMILNE-EDWARDSQUATREFAGESAUDOINDUVERNOYVALENCIENNES. Nous y rencontrons également quelques étrangers comme le célèbre HUMBOLDT. Alcide et Charles d’ORBIGNY y apportent également leur contribution directe.

D’ORBIGNY résume ainsi le but de l’entreprise : “La réunion de tant d’efforts dotera la science d’un livre utile à tous, résumant exactement l’état actuel de nos connaissances sur la nature, et susceptible, en raison de son peu de volume, de devenir le vade-mecum du savant comme de l’homme du monde” . Les articles et les citations sont signés, le nom de l’auteur étant précisé par une abréviation (Fred. Cuv. pour Frédéric CUVIEREhrenb. pour ERHENBERG, etc.).

Ce dictionnaire a pour référence explicite l’Histoire naturelle de BUFFON. Ses auteurs veulent en faire un ouvrage de qualité mais, pour autant, accessible à un large public. Pour l’historien Eric BARATAY, le but est d’en faire “l’une des réalisations majeures du XIXe siècle en matière de synthèse scientifique, mais aussi de vulgarisation de qualité à destination d’un public cultivé”. Le propos se veut synthétique et épuré : “Nous sommes à cet égard dispensés de toute explication : la pureté de la doctrine, la justesse des aperçus, pour le fond, la précision, la netteté du style pour la forme sont garantis par les noms des savants qui doivent signer les diverses parties de l’ouvrage”. Dans le même ordre d’idée, une des innovations de l’ouvrage consiste à préciser l’étymologie des noms de genre et des principaux termes scientifiques.

Les treize volumes de texte sont publiés entre 1841 et 1849. Cette même année sortent les trois tomes de planches. C’est sans doute à cette occasion, que l’ensemble complet de l’ouvrage a été réimprimé. Cette réimpression est celle présentée ici. Une seconde édition sera publiée entre 1867 et 1872, augmentée d’un tome de texte et de nouvelles gravures.

Charles Henry d’ORBIGNY, fils du naturaliste Charles-Marie d’ORBIGNY, commence, comme son père, par embrasser une carrière médicale avant de se tourner vers les sciences naturelles, avec une prédilection marquée pour la géologie. Dès 1835 il entre comme aide-naturaliste au Museum d’histoire naturelle de Paris et publie des ouvrages et des articles scientifiques. Son expertise et sa valeur sont reconnues par ses pairs, mais sa renommée est éclipsée par la brillante carrière de son frère, Alcide d’ORBIGNY, rendu célèbre par son voyage scientifique en Amérique du Sud.

À l’époque où est élaboré ce dictionnaire, l’histoire naturelle est en train de se structurer en une véritable science de la nature qui aspire à explorer et expliquer le monde dans son ensemble. La science naturelle se subdivise donc en une série de grands domaines d’études (zoologie, géologie, biologie, astronomie, etc.), eux-mêmes subdivisés en une multitude de spécialités (ornithologie, anatomie, paléontologie, etc.). Comme le précise d’ORBIGNY, « les progrès des sciences ont contraint de les diviser », ce qu’il résume ainsi : « Le caractère essentiel de la nature est d’être une, immuable, quoique multiple dans ses manifestations. » Grâce aux travaux de générations de savants et de chercheurs tels que BUFFON, LINNÉ, LAMARCK, RAY ou RÉAUMUR, l’histoire naturelle dispose désormais d’une importante masse de documentations et de descriptions, de principes et de protocoles scientifiques, de nomenclatures et de règles de classification. Le préambule le déclare sans ambigüité : « Cet ouvrage ne pouvait paraître sous des auspices plus favorables. »

Nous ne disposons d’aucun élément sur la genèse de l’ouvrage, mais il est certain qu’elle émane du milieu scientifique du Museum d’histoire naturelle qui fournira la grande majorité de l’équipe de rédaction dirigée par Charles d’ORBIGNY. On y retrouve une grande partie des plus illustres scientifiques et naturalistes français de l’époque. On peut citer notamment ARAGO, Isidore GEOFFROY SAINT-HILAIRE, BRONGNIART, MILNE-EDWARDS, QUATREFAGES, AUDOIN, DUVERNOY, VALENCIENNES. Nous y rencontrons également quelques étrangers comme le célèbre HUMBOLDT. Alcide et Charles d’ORBIGNY y apportent également leur contribution directe.

D’ORBIGNY résume ainsi le but de l’entreprise : « La réunion de tant d’efforts dotera la science d’un livre utile à tous, résumant exactement l’état actuel de nos connaissances sur la nature, et susceptible, en raison de son peu de volume, de devenir le vade-mecum du savant comme de l’homme du monde. » Les articles et les citations sont signés, le nom de l’auteur étant précisé par une abréviation (Fred. Cuv. pour Frédéric CUVIER, Ehrenb. pour ERHENBERG, etc.).

Ce dictionnaire a pour référence explicite l’Histoire naturelle de BUFFON. Ses auteurs veulent en faire un ouvrage de qualité cependant accessible à un large public. Pour l’historien Éric BARATAY, le but est d’en faire « l’une des réalisations majeures du XIXe siècle en matière de synthèse scientifique, mais aussi de vulgarisation de qualité à destination d’un public cultivé ». Le propos se veut synthétique et épuré : « Nous sommes à cet égard dispensés de toute explication : la pureté de la doctrine, la justesse des aperçus, pour le fond, la précision, la netteté du style pour la forme sont garantis par les noms des savants qui doivent signer les diverses parties de l’ouvrage. » Dans le même ordre d’idées, l’une des innovations de l’ouvrage consiste à préciser l’étymologie des noms de genre et des principaux termes scientifiques.

Les treize volumes de texte sont publiés entre 1841 et 1849. Cette même année sortent les trois tomes de planches. C’est sans doute à cette occasion que l’ensemble complet de l’ouvrage a été réimprimé. Cette réimpression est celle présentée ici. Une seconde édition sera publiée entre 1867 et 1872, augmentée d’un tome de texte et de nouvelles gravures.

Jusqu’à nos jours, la qualité esthétique et la précision des illustrations valent à l’ouvrage une certaine célébrité dans les milieux scientifique, naturaliste et même artistique. Pour beaucoup de spécialistes, il s’agit des meilleures et des plus belles gravures produites au XIXe siècle dans un ouvrage de vulgarisation de sciences naturelles. La zoologie domine largement avec 215 planches, suivie par la botanique avec 50 planches et enfin la paléontologie dotée de 15 planches. Certaines ont été élaborées par des contributeurs comme DECAISNE et RICHARD pour la botanique et la physiologie végétale, ou DUJARDIN qui traite des « animaux des classes inférieures ». D’ORBIGNY a également fait appel à des artistes spécialisés dans la nature et les animaux, tels que TRAVIES, WERNER et OUDART qui avaient déjà travaillé avec son frère Alcide.

Dans un long discours préliminaire de près de 240 pages, d’ORBIGNY fait l’éloge des sciences naturelles et en retrace les grandes étapes depuis l’Antiquité, sans oublier de signaler les progrès de la physique et de la chimie.



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