Architecture, Histoire de l'art

Dictionnaire raisonné d’architecture et des sciences et arts qui s’y rattachent

Auteur(s) : BOSC Ernest

 Paris, librairie de FIRMIN-DIDOT, imprimeurs-libraires de l'Institut de France
 édition originale
  1877 (tome 1), 1878 (tome 2), 1879 (tome 3), 1880 (tome 4)
 4 vol : Tome 1. Abacule-Cymaise (XII-551 p.), Tome 2. Dais-Ivoires (570 p.), Tome 3. Jabloir-Pont (575 p.), Tome 4. Pontceau-Zotheca (519 p.)
 In-quarto
 demi-chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs, caissons ornés de fleurons, Nom du propriétaire en queue : Henri JACQUIN
 illustré de 4000 figures sur bois dans le texte , 118 planches hors-texte dont 40 en chromolithographie


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Auteur très éclectique, Ernest BOSC connaît en son temps une certaine renommée grâce à des ouvrages consacrés à l’ésotérisme, aux sciences occultes et à l’alchimie. Ces œuvres, en raison de la nature des thèmes abordés, lui valent souvent critiques et moqueries. Elles sont le plus souvent publiées sous des pseudonymes, le plus fameux étant Marcus de VÈZE . On lui doit également un Traité théorique et pratique du haschisch, des substances psychiques et des plantes magiques, les hallucinogènes étant généralement considérés comme un moyen de communiquer avec les puissances occultes.

En dehors de son œuvre ésotérique, Ernest BOSC, architecte de formation, assure la rédaction en chef du Moniteur des architectes et exerce simultanément une fonction d’inspecteur des travaux publics. Ce dictionnaire d’architecture et des arts s’inscrit tout naturellement dans le champ de son domaine d’expertise professionnelle, son objectif premier étant de rendre accessible et intelligible au plus grand nombre « la langue technique de l’architecte ».

BOSC insiste sur l’originalité de son dictionnaire qui, écrit-il, ne se borne pas à compiler les auteurs anciens et modernes, même s’il se revendique volontiers du travail antérieur de QUATREMÈRE de QUINCY, de VIOLLET-le-DUC et de BERTY, ces deux derniers grands spécialistes du Moyen Âge.

Il se prévaut d’avoir intégré dans son ouvrage les avancées scientifiques et techniques récentes, tels l’outillage de l’ère industrielle ou les dernières découvertes issues de travaux archéologiques. La définition de chaque terme se partage entre un rappel étymologique et historique, une partie dite “pratique” purement technique, et enfin une partie juridique centrée sur la législation et la jurisprudence, cette composante étant, dit-il, « si importante pour les architectes, les propriétaires et tous les constructeurs en général ».

De nombreuses illustrations parsèment l’ouvrage. Cette riche iconographie comprend des éléments d’architecture, des plans, des vues de monuments anciens et modernes comme la cathédrale de Marseille dessinée par VAUDOYER, l’ancien hôtel de ville de Paris, la cathédrale de Rouen, mais aussi des outils, des détails de bâtiments, des reconstitutions comme celles de Pompéi et de l’Acropole, des ornements et des sculptures, etc. En fin de tome 4 figurent une table des abréviations ainsi qu’un index des auteurs et des ouvrages cités.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

EffacerSoumettre