Conciles, Eglise catholique, Dogme, Histoire du Christianisme

Dictionnaire portatif des conciles

contenant une somme de tous les Conciles généraux, nationaux, provinciaux & particuliers; sur le sujet de leur tenue ; leurs Décisions sur le Dogme ou la Discipline, & les erreurs qu'ils ont condamnées. Depuis le premier Concile, tenu par les Apôtres à Jérusalem, jusques & au-delà du Concile de Trente. On y a joint une collection de Canons les plus remarquables, distribués par matières, & mis en ordre alphabétique; avec une table chronologique de tous les conciles. Le tout précédé d'une dissertation sur leur antiquité & leur utilité; & d'un Précis des Collections qui en ont été faites. Ouvrage utile aux personnes qui veulent s'instruire dans cette partie de la science ecclésiastique

Auteur(s) : ALLETZ Pons Augustin

 à Paris chez la veuve DIDOT, quai des Augustins, à la Bible d'or, NYON, quai des Augustins, à l'Occasion, SAVOYE, rue saint Jacques, à l'Espérance, la veuve DAMONNEVILLE quai des Augustins à S. Etienne, DURAND, rue du foin, près de la rue siaint Jacques
 nouvelle édition (l'édition originale date de 1758)
  1764
 1 vol (XXXI-677 p.)
 In-octavo
 plein veau, dos à cinq nerfs avec caissons ornés de motifs dorés, tranche rouge
 culs-de-lampes


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Le nom de Pons Augustin ALLETZ ne figure pas dans l’ouvrage, mais il est connu depuis l’origine. Cet auteur, qui n’est pas un homme d’Église, est présenté comme un compilateur de talent. Après un passage dans la congrégation des Oratoriens, il embrasse la carrière d’avocat, mais l’abandonne assez vite pour se consacrer à l’écriture à plein temps. Il a laissé une œuvre assez éclectique, traitant aussi bien de l’histoire grecque que de la zoologie ou encore de l’agriculture. Une de ses œuvres ayant connu le plus grand succès est l’Agronome ou le Dictionnaire portatif du cultivateur *, l’exaltation de la nature et de la campagne constituant alors un thème très à la mode.

Dans un long discours préliminaire, ALLETZ retrace l’histoire et les différents types de conciles, ainsi que les ouvrages et les sources de références sur le sujet. L’auteur juge bon de se justifier d’avoir opté pour un dictionnaire au lieu de suivre une trame chronologique : « On trouvera peut-être mauvais qu’au lieu de réduire cet abrégé à la forme d’un dictionnaire, on ne l’ait pas mis dans l’ordre naturel, qui étoit de rapporter les conciles selon l’ordre des tems, mais nous avons été obligés de céder en cela au goût du public, à qui cette forme plaît davantage, & d’ailleurs on doit convenir qu’elle est d’une grande commodité… ».

ALLETZ propose une synthèse claire et méthodique des conclusions de chaque concile, épargnant ainsi à son public une recherche parfois ardue et une lecture in-extenso malaisée des textes originaux, rédigés dans un latin plus ou moins intelligible et truffés de termes abscons et techniques. Selon les cas, il détaille également le déroulé des séances, parfois très agitées, comme lors du concile de Nicée de 787 qui devait mettre un terme à la querelle des Iconoclastes.

Ce Dictionnaire des conciles n’est pas uniquement une liste alphabétique des conciles, mais également un guide pratique. A la suite de la partie analysant chaque concile, l’auteur a joint un lexique de 90 pages  dans lequel il propose une courte synthèse selon certains sujets, en renvoyant le lecteur aux conciles adéquats. Ainsi à Yvrognerie, il fait allusion au concile de Tours de 561 et à celui de Venise de 565.

L’utilité de l’ouvrage apparaît évidente à l’auteur : « C’étoit sans doute une grande consolation… que de trouver dans les avis de tant de personnes consommées, qui se réunissoient ainsi, la résolution de leurs doutes… Si les conciles étoient entièrement abolis, ce qu’à Dieu ne plaise, il se glisseroit dans l’Église des abus qu’il seroit très difficile de corriger. » Ce dictionnaire se veut donc un aide-mémoire théologique car « on peut tirer un secours infini de la connoissance des conciles pour établir ou pour affermir les fondemens de notre foi, & pour ne point s’écarter des règles immuables de la tradition ».

L’un des grands mérites de cet ouvrage est de ne pas se contenter des décisions prises lors des grands conciles généraux comme ceux de Nicée, de Chalcédoine, de Latran ou de Trente, mais de donner la part belle aux conciles nationaux et provinciaux, riches en enseignements sur les juridictions locales.

À la suite du dictionnaire figurent un recueil des canons les plus remarquables classés par ordre alphabétique de matières, ainsi qu’une table chronologique des conciles et une nomenclature latin-français des noms de lieux où ils se sont tenus.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

EffacerSoumettre