Architecture, Ingénierie

Dictionnaire des termes employés dans la construction

et concernant la connaissance et l'emploi des matériaux, l'outillage qui sert à leur mise en oeuvre, l'utilisation de ces matériaux dans la construction des divers genres d'édifices anciens et modernes ; la législation des bâtiments

Auteur(s) : CHABAT Pierre

 Paris, Vve A. MOREL et Cie, éditeurs, 13, rue Bonaparte
 édition originale
  1875-1882
 3 vol
 In-quarto
 demi-basane marron, dos avec filets et titre dorés
 plus de 3000 illustrations en noir et blanc dans le texte


Plus d'informations sur cet ouvrage :

Né en 1827, Pierre CHABAT commence par suivre une formation à l’École des beaux-arts de Paris, en assistant aux cours de Pierre-Joseph GARREZ.  Devenu architecte, il est successivement engagé par plusieurs compagnies de chemins de fer. En 1855, nous le retrouvons en tant qu’inspecteur à l’Exposition universelle et, dix ans plus tard, il est architecte de la ville de Paris. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il se lance dans l’enseignement, au poste de préparateur au Conservatoire national des arts et métiers, puis de professeur adjoint à l’École spéciale d’architecture. Dans un but pédagogique, il est amené à publier, en 1868, Fragments d’architecture, ouvrage destiné à initier étudiants et profanes aux styles architecturaux qui se sont succédé depuis l’Antiquité. Ce livre lui permet d’accéder à une certaine renommée dans son milieu professionnel, et d’exposer chaque année, de 1867 à 1878, ses dessins d’architecture dans des salons.

En 1875, il publie un ouvrage de vulgarisation, destiné en priorité aux étudiants et aux personnes travaillant dans le secteur du bâtiment. Ce livre a pour objet de les guider dans la connaissance des matériaux et des techniques, lesquelles ont beaucoup évolué en quelques décennies, de même que la législation désormais plus fournie et pointilleuse qu’auparavant. Les deux tomes de son Dictionnaire des termes employés dans la construction paraissent entre 1875 et 1876. Ils seront suivis en 1878 par un volume de complément, puis par une nouvelle édition en quatre volumes, qui sort en 1881. L’exemplaire de la collection Dicopathe est composite, puisque les deux premiers tomes sont issus de la première édition, alors que le dernier, daté de 1882, correspond à une anthologie d’articles extraits de la seconde édition. Ce troisième volume constitue un abrégé publié à l’attention des possesseurs de la première édition, non désireux d’acquérir les quatre nouveaux volumes.

S’appuyant sur une très abondante iconographie, essentiellement des schémas et des plans, CHABAT passe en revue le vocabulaire de l’architecture, de la maçonnerie, de la menuiserie, de la plomberie, de la vitrerie, de la peinture et de tous les corps de métiers impliqués dans la construction des bâtiments. Fidèle à sa mission, il traite de chaque essence d’arbre, des différents minéraux, des types de ciment, de métaux et d’alliages. Synthétique, il ne s’attarde pas sur les anecdotes et les détails historiques, se cantonnant le plus souvent à des informations purement techniques et pratiques, exception faite des monuments emblématiques de l’Antiquité, comme les temples et les amphithéâtres.

Mis à part l’usine, il ne semble avoir négligé aucun type de construction : habitations, écuries, prisons, hôpitaux, gares, ponts, théâtres, tombeaux, urinoirs, réservoirs ou encore porcheries. Il prend un soin particulier à écrire sur les abattoirs, dont il fera plus tard une spécialité en signant les plans de ceux de Pontoise et de Biarritz. Quand il le juge utile, CHABAT rappelle les articles de loi très nombreux depuis la fin de l’Empire. C’est ainsi qu’il présente les textes applicables pour les logements insalubres, les servitudes, la mitoyenneté, les haies vives ou encore la voirie.

Outil apprécié des étudiants et des professionnels, ce dictionnaire sera longtemps utilisé, mais c’est un autre livre, publié la même année que la seconde édition de ce dernier et intitulé La Brique et la Terre Cuite, qui achèvera de consacrer, y compris outre-Manche, la renommée de l’architecte. Illustré de 80 belles planches, cet ouvrage, en raison du succès rencontré, sera suivi en 1889 d’une seconde série de 80 autres planches. Pierre CHABAT s’éteindra à Paris en 1892.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire